Les 5 erreurs à ne pas commettre par le mandataire

Un mandataire en immobilier qui prend en charge la vente d’un bien doit agir de façon professionnelle et éviter les principales erreurs suivantes :

1. Ne pas prendre d’informations pour évaluer le prix du bien : A peine rentrer chez son client le mandataire propose son mandat, sans visiter, interroger et vérifier la qualité du bien à vendre. Attention aux dégâts apparents, à l’environnement et à l’état général du bien présenté. Sans omettre la maitrise des informations auxquelles  il devra répondre face à un acquéreur.

2. Vouloir surcoter un bien pour obtenir une exclusivité : Le mandataire surestime la valeur du bien pour récupérer un mandat. Au bout de quelques semaines sa crédibilité sera entachée et la confiance perdue. Il faut savoir se parler entre partenaires. Le vendeur doit pouvoir poser des questions ou exprimer ses doutes ou inquiétudes avec son mandataire, comme le mandataire doit pouvoir donner son avis et suggérer des évolutions dans la stratégie commerciale ou la politique de présentation du prix.

3. Ne pas oser demander des documents nécessaires pour la vente : Le mandataire a parfois du mal à collecter des pièces nécessaires pour la mise en vente d’un bien, que ce soit le DPE, mais surtout la copie de la pièce d’identité des vendeurs, de l’attestation de propriété, ou encore des déclarations de travaux, s’il y en a eu. Or, si le vendeur peut le ressentir comme une intrusion, d’autant que d’autres confrères n’ont rien demandé, il doit plutôt le voir comme une qualité de partenariat et de professionnalisme. Un mandataire qui ne sollicite aucune pièce, n’est pas un bon pro, il est un preneur de mandat, mais non un garant de la qualité de la transaction !

4. Ne jamais rendre compte de sa mission : Si l’article 1993 du code Civil précise bien que tout intermédiaire doit rendre régulièrement compte de la mission qu’il a acceptée, peu sont ceux qui s’investissent à communiquer si le bien ne suscite pas beaucoup d’intérêt. Au-delà de quelques semaines sans informations, la jurisprudence estime que le mandat est nul de fait ! Commercialement l’image devient déplorable si le mandataire ne reste pas en contact avec son client. Même s’il ne passe pas grand chose il y a toujours des constats à produire. L’état du marché, les biens concurrents en terme de prix ou de typologie de biens et suggérer une modification de la stratégie de vente, etc…

5. Ne pas connaître son dossier ou déclarer au téléphone que le bien est négociable ! Rien de pire au cours d’une visite de ne pas savoir répondre à un maximum de questions qui peuvent être posées par les visiteurs. Il est aussi dommageable d’afficher un prix et de le remettre en cause au premier appel. Une émission de télévision parle de mise à prix ce qui sous entendrait que tout est négociable! Ce n’est pas évident, si le prix est bien positionné, il n’est pas justifier de ne pas défendre les intérêts des vendeurs. La négociation viendra peut-être si des éléments déçoivent les acquéreurs et qu’ils peuvent argumenter de manière factuel sur une volonté de baisse de prix.

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