Archives pour la catégorie Marché immobilier

L’actualité du marché immobilier pour mandataires membres de réseaux immobiliers

Les taux d’intérêt bas ont profité aux vendeurs !

Contrairement à ce que pensent les particuliers et quelques professionnels, les taux d’intérêt ont essentiellement profité aux vendeurs plus qu’aux acquéreurs. Si en effet l’accession à la propriété a été facilité pour les acquéreurs, ceux-ci ont perdu des m²? à budget comparable d’une année sur l’autre.

Ce sont les vendeurs qui ont donc profité des taux d’intérêt bas en augmentant de manière significative leur prix de vente. Prenons 3 villes en exemple :

Bordeaux la locomotive du marché immobilier en 2017, les acquéreurs ont perdu 6 m² sur un an.

Nantes, les acquéreurs ont perdu plus de 4 m² à budget égale sur un an,

Paris plus de 2,5 m² en moins.

Voilà ce qui explique que les acquéreurs ont pu acheter plus facilement, mais ont dont réduire leur prétention de surface. L’année 2018 devrait réajuster cette donnée, avec un léger recul des transactions sur 1er trimètre.

 

Reportage sur les agents mandataires au JT de France 2

Plus de 5,7 millions téléspectateurs Anne-Sophie Lapix a connu une plus forte audience que le JT de TF1. Le Bon Agent a donc bénéficié de cette superbe visibilité au cours du reportage sur les mandataires en immobilier.

Marché immobilier, peut-on encore se fier au tunnel de Friggit?

L’économiste Jacques Friggit propose depuis plusieurs années, un principe de corrélation entre le prix de l’immobilier et la tendance des salaires. Cette théorie, connue sous le nom de « Tunnel de Friggit », s’avère justifiée entre 1965 et 2002, mais il semble s’étioler depuis plus de 15 ans. En effet, le duo salaires et prix du marché de l’immobilier sont fortement liés, mais depuis plusieurs années, la courbe des salaires ne connaît pas de fortes variations, alors que celle de l’immobilier progresse de manière vertigineuse. Dans l’analyse de Friggit, il arrive un moment où la courbe de l’immobilier en connaissant une forte augmentation, rentre dans un trou d’air (principe du Tunnel : dès lors que l’un se détache de façon trop importante de l’autre, à plus de 35%, la crise va se produire très rapidement).

Si les cycles économiques étaient connus précédemment, la mondialisation, les politiques économiques mondiales beaucoup plus diversifiées et moins contrôlées pour deux grands axes (Est Ouest), les modes de vies et les attentes des consommateurs ont un peu bousculé les vérités économiques d’aujourd’hui.

Nous constatons un écart nettement plus fort actuellement entre l’évolution des salaires et celle des prix de l’immobilier. Je propose donc à Jacques Friggit une révision de sa théorie ou de l’écart type de son tunnel. Lorsque les crises immobilières étaient fortement liées aux effets conjoncturelles (périodes de 7 années) des crises pétrolières, déflationnistes, ou aux tensions  politiques de la guerre froide, aujourd’hui les effets semblent plus structurels. Les crises économiques ne sont plus binaires, l’Asie, le monde arabe, l’Inde, l’Afrique noires qui progresse fortement actuellement, proposent des voix de sorties et se des marchés de secours ou de recours, quand l’Europe et les Etats Unis vont moins bien !

Plus proche de nous les ménages ne réagissent plus de la même façon, ne consomment plus comme nos parents, la résidence secondaire n’étant plus une tendance générale de la consommation des familles, le phénomène des divorces en hyper centre des grandes villes de France, sont autant d’éléments qui viennent perturber les principes avancés par Jacques Friggit. J’en veux pour preuve, l’augmentation des prix de l’immobilier entre 2002 et 2017 qui dépasse les 75% alors que celle des salaires pendant ce temps, est restée, très lente et très faible. Or la crise immobilière (même avec les subprimes américains) n’est pas venue en France.

Par conséquent les marqueurs ont changé, il n’y a plus de crise envisageable de façon certaine, si l’écart est supérieur à 35% entre salaire et prix de l’immobilier, je suggère d’intégrer à ces deux facteurs, un indice supplémentaire comme le mouvement des taux directeurs. Qui permettent de dynamiser le marché immobilier, quand les salaires n’augmentent plus vraiment face à la valeur de l’argent.

On pourrait également agréger l’incidence des besoins en logement neuf, dont le solde démontre que l’immobilier est une priorité forte et qu’il subsiste des manques colossaux. Il faudra surement surveiller les projets fiscaux de nos candidats à la présidence. L’un des leaders se focalise sur la fiscalisation des patrimoines immobiliers. Attention à vouloir taxer les propriétaires il y a un risque de scléroser le marché de la pierre! En faisant rentrer d’un coté, de l’argent dans les caisses de l’état, on épuise de l’autre les mutations et les droits fiscaux qui vont avec, sans compter sur les effets sur les rénovations, travaux, matériaux et par conséquent une baisse des encaissement de TVA, comme des emplois des entreprises liées à l’immobilier dans son ensemble (bâtiment, construction, financement, vente, notaire) !

Nos économistes comme d’habitude doivent revoir ces nouvelles données afin de permettre des prévision plus réalistes et de communiquer des conseils plus censés à nos politiques…

Les micros logements dans le viseur de la mairie de Paris.

La Mairie de Paris lance une campagne de sensibilisation auprès des locataires pour les informer sur leurs droits et les abus en matière de location de chambres de bonne. Elle veut également réquisitionner les locaux vacants afin d’ouvrir l’accès à un plus grand nombre de locataires. Sur les 114 000 chambres de bonne, il est difficile de savoir combien sont réellement vides. La suspicion est de mise pour la mairie, craignant des locations réglées en espèce afin d’éviter l’application de la loi et de l’imposition. Sachant que nombre de locataires sont peu regardant sur la législation, préférant disposer d’un toit que d’agir dans la défense de leurs intérêts. Contrairement aux idées reçues, seuls 10% de ces logements sont occupés par des étudiants.

Nous rappelons que sont considérés comme micros logements, les biens de moins de 14 m². En revanche si la règle impose un minimum de 9 m² pour louer une chambre de bonne, la tolérance démarre à 7 m² si le logement fait au moins 20 m3.

Après la mise en place de la micro circulation dans Paris, la mairie se met en chasse des micros logements !