Quand un particulier joue le professionnel

Hier à titre personnel je suis allé visiter en famille un bien immobilier. Etant moi-même à la recherche d’un bien, je brosse un large panel d’opportunités comme le ferait tout acquéreur. Donc je tombe sur une annonce de particulier et demande une visite. L’accueil fut glacial car la venderesse, en m’appelant constate que mon répondeur fait mention de mon activité d’agent immobilier. Je lui précise que je viens à titre personnel et lui demande même après un regard foudroyant à mon encontre, de bien vouloir déstresser et respecter ma famille, n’étant pas un criminel… Me faisant répéter à trois reprises que je venais bien à titre personnel, la dame accepte de nous montrer l’appartement. Au cours de la visite j’ai pu constater tout ce qui m’inquiète quand on n’est pas habitué à ce type de négociation. Je demande si nous étions bien raccordé à la terre, constatant personnellement que nous ne l’étions pas, la réponse fut « oui seule une prise n’est pas raccordée ». J’ai demandé le diagnostic, la dame m’a répondu « vous l’aurez si vous faites une proposition car je ne vais pas transmettre à tous les visiteurs les diagnostics… »

L’appartement étant rénové récemment, j’aurais aimé connaitre les travaux réellement effectués trouvant que certains détails n’étaient pas impeccables, par exemple un parquet qui laisse présager des problèmes sur ses lambourdes.  etc…

En tout cas si l’appartement présentait de réelles qualités, mais l’absence de documents, de diagnostics m’ont donné une impression de volonté de me cacher des choses soulevant forcément de la suspicion. Faisant que je suis reparti avec des doutes pour mon intérêt envers ce bien.

La conclusion de cette expérience se porte à deux niveaux :

Le premier : L’image du particulier envers l’agent immobilier, un ennemi pour certain, un parasite pour d’autres. Nous avons donc à progresser sur ce sujet pour conforter les clients (vendeur comme acquéreur qui sont en fait pour nous la même personne, car un jour l’un achète l’autre vend, et le lendemain c’est l’inverse, donc nous avons intérêt à être professionnel pour les deux) dans la consultation d’un agent immobilier.

Ce qui me conduit au second point celui de l’absence d’informations suffisantes, qui crée un doute pour le visiteur et limite son engagement si le bien peut correspondre en partie à sa recherche.

Alors en combinant les deux points évoqués, je me dis que notre intervention peut gêner des vendeurs peu sérieux et peu scrupuleux à dire toute la vérité sur un bien un peu arrangé pour être mise en vente (exemple dans ce cas précis, diagnostic électrique non présenté car pouvant être déficient, travaux trop léger, nuisance du métro que je connais par expérience sur cette rangé d’immeubles…). Donc quand on veut vendre au-dessus du prix du marché (en ne tenant pas compte du rapport qualité/prix) on a intérêt à écarter le professionnel qui lui doit, pour durer et rester respectable, aborder les choses qui feront réfléchir tout acquéreur et lui permettront d’acheter en bonne connaissance de cause. Je fais ce métier depuis 16 ans et si je m’étais comporté comme cette vendeuse, je ne serais plus agent immobilier depuis bien longtemps… CQFD

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*