2012 une bonne année de transactions immobilières !

Les cassandres n’auront encore pas eu raison du marché de l’immobilier. En effet, toute l’année a été ponctuée par des affirmations pessimistes qui prévoyaient une chute de 810 000 transactions en 2011 à 600 000 pour 2012.

L’article paru la semaine dernière sur le site des notaires évoque :   « une année de rupture de dynamique ».

Nous parlerons plutôt d’une régulation avec les 709 000 transactions annoncées pour les logements anciens dans toute la France, soit une diminution de 12% sur un an. Lorsque l’on sait que le marché classique depuis 40 ans, se situe autour des 600 000 ventes annuelles, nous sommes encore bien loin d’une logique de crise.

Le boom de l’immobilier se ralentit tout simplement en raison de la suppression des avantages qui ont permis pendant ces dernières années de favoriser ce marché. Nous subissons l’impact de la durée des taxations sur les plus values qui sont passées de 15 ans à 30 ans, le prêt à taux zéro appliqué uniquement sur l’immobilier neuf, le scoring des banques qui est plus sévère malgré des taux très attractifs, la quasi disparition des prêts sur 25/30 ans, la nouvelle taxation sur les micro-logements de moins de 14 m², si ceux-ci sont loués plus de 40 € du m² (loi de finance 2012), etc…

En revanche, ce phénomène a un impact sur les prix qui sont en recul sur toute la France, quelques exemples : les prix des appartements ont diminué de 1,1% en 2012 et les prix des maisons de -2,1% selon les sources du site des notaires. La Province semble plus touchée avec -1,6% sur un an pour les appartements et -2,3% pour les maisons.

 A noter selon le site des notaires :

– La part des transactions réalisée par des acquéreurs de moins de 30 ans a baissé en 2012 de 15,8%.

L’année 2013 devrait confirmer cette tendance, pour plusieurs raisons :

  • Coté investisseurs, la crainte d’un éventuel durcissement de l’encadrement des loyers amoindrissant de ce fait l’espoir de gains à court terme.
  • Coté vendeurs et acheteurs, le flou de la politique générale et de la crise mondiale n’incite pas à prendre des risques, ou plus simplement à s’engager sur un investissement plus conséquent

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